Littérature comparée et correspondance des arts

« Dans l’évolution la plus récente, les frontières entre les genres artistiques fluent les unes dans les autres, ou plus précisément : leurs lignes de démarcation s’effrangent ». Dans la lignée de cette réflexion d’Adorno, la notion de correspondance…

« Dans l’évolution la plus récente, les frontières entre les genres artistiques fluent les unes dans les autres, ou plus précisément : leurs lignes de démarcation s’effrangent ». Dans la lignée de cette réflexion d’Adorno, la notion de correspondance des arts et la notion de correspondance entre la littérature et les arts, héritières du romantisme allemand, gagnent à être explorées par la littérature comparée de façon neuve. Il revient à la littérature comparée, placée sous le signe de l’interdisciplinarité et du décloisonnement, d’être un précipité de questions pour une nouvelle poétique des arts.

Les interrogations soumises au travail collectif sont nombreuses : Quelle est l’origine de l’intensification croissante de la correspondance entre la littérature et les arts ? En quoi la correspondance des arts pose-t-elle la question des limites du langage et engage-t-elle une redéfinition de la légitimité et de la fonction de la littérature et des arts ? Comment un art, un artiste ou une œuvre artistique sont-ils pris en charge par la littérature de plusieurs pays qui se ressourcent à leur contact ? Le but de la correspondance des arts est-il seulement esthétique ou aussi éthique ?

Ce volume se compose de quatre sections qui mettent en correspondance la littérature comparée avec les différents domaines artistiques : la musique, pour la première partie ; les arts visuels pour la deuxième et la troisième partie (peinture, sculpture, puis danse, photographie et cinéma) ; et enfin, pour la quatrième partie, ce que l’on peut appeler, à la suite des romantiques allemands, « la ronde des arts ».

I – Littérature comparée et musique
Emmanuel Reibel – De la subordination à la correspondance : musique et littérature à l’aube du romantisme ;
Céline Frigau-Manning – Shakespeariennes. Harriet Smithson et Maria Malibran sur la scène romantique ;
Gérard Gasarian – Rimbaud : « un musicien même » ;
Jean-Yves Masson – Hofmannsthal et la musique ;
Tatiana Victoroff – Scriabine : de la « symphonie des sons et des couleurs » au Mystère ;
Thomas Le Colleter – Frederico García Lorca ou l’élaboration d’une poétique musicale ;
Marik Froidefond – Bonnefoy et Dutilleux. Pour une nouvelle postérité théorique de Baudelaire.

II – Littérature comparée et arts visuels (peinture, sculpture)
Estelle Mauranne – Permanence et métamorphoses des mythes de Prométhée et du Diable ;
Angélique Vanrenterghem – Sonnets de Degas ;
Claire Gheerardyn – Bronze : imaginer la matière pour écrire la statue ;
Emmanuelle Rousselot – Des Forêts et la peinture ;
Fabio Scotto – Bernard Noël et Paul Trajman : la main qui pense ;
Marjolaine Piccone – L’ekphrasis chez les Novísimos, dialogue avec Baudelaire et les peintres français ;
Frédéric Sounac – Le corps humain en « régime » d’art : quelques leçons du roman contemporain.

III – Littérature comparée et arts visuels
(danse, photographie, cinéma)
Guy Ducrey – Écrire : danser sur la glace du papier ;
Alice Godfroy – De la nécessité d’une correspondance entre les arts : la danse révélatrice ;
Delphine Rumeau – Walt Whitman et le développement photographique ;
Richard Stamelman – Poésie et photographie : Baudelaire, Rimbaud, Mallarmé, Bonnefoy ;
Isabelle Soraru – W.G. Sebald : littérature et photographie face aux hantises de l’Histoire ;
Nicholas Manning – La tradition de la contradiction selon Pier Paolo Pasolini ;
Patrick Werly – Penser un « cinéma de poésie » à partir de Pasolini et de Bonnefoy.

IV – Littérature comparée et « Ronde des arts  » (dialogue des arts visuels et des arts sonores)
Yves-Michel Ergal – Littérature comparée, mythes et correspondance des arts ;
Claude Jamain – Quand la musique et l’image étaient dans les livres ;
Sylvie Thorel – Louis Bertrand ou « l’art total » en 1830 ;
Timothée Picard – Correspondance des arts et indicibilité de la musique chez Wackenroder, Tieck et leurs héritiers ;
Elisabeth Rallo – Ophélie, des mots aux notes et aux couleurs ;
Marie-Françoise Hamard – Le motif vénitien, blason de l’œuvre rilkéenne ;
Pierre Brunel – « Les nuages, les merveilleux nuages » ;
Michèle Finck – Ronde de la poésie et des arts autour de Rembrandt.

Première édition
Langue : français
Nombre de page : 458
Dimensions (Lxl) : 240 x 165 mm
CLIL : 3435 - LITTÉRATURE GÉNÉRALE
BISAC : ART000000, LCO000000, et MUS000000
THEMA : AB, AGA, AV, D, DNT, et F

32,00  TTC

Thématique(s) :
Date de parution : 17/03/2014
Nombre de pages : 458
EAN : 9782868205681

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