Agnostique et anticlérical convaincu, Gustave Flaubert a pourtant parsemé son œuvre de références et d’images religieuses. Un paradoxe littéraire et philosophique qui éclaire l’histoire des religions et de la science dans la France du XIXe siècle.
Farouche anticlérical, héritier de Voltaire, Flaubert critique volontiers les représentations anthropomorphiques de Dieu et n’hésite pas à tourner en dérision les dogmes et les prêtres, qu’ils soient chrétiens ou païens. Il ne s’en intéresse pas moins aux diverses manifestations du sentiment religieux et est attiré aussi bien par l’étrangeté des symboles religieux que par les religions orientales. Bien informé sur les débats de son temps, il s’interroge, de La Tentation de saint Antoine à Bouvard et Pécuchet en passant par Salammbô, sur le rapport entre la foi chrétienne et la raison scientifique, sur le sens de l’histoire des religions et sur l’origine du sentiment religieux.
Entre croyance et savoir présente et discute la position complexe de Flaubert sur la religion et les représentations parfois ambiguës qu’il en propose dans son œuvre. Cette dernière y est relue à la lumière de l’histoire des idées du XIXe siècle et plus globalement de l’histoire de l’idée laïque en France.
Introduction
Première partie – Figures religieuses et tentations de la science
La tentation de l’athéisme
La Tentation de saint Antoine et le Second Faust : la Science et le Diable
Les allégories et la pensée antireligieuse
Figures du savoir
Deuxième partie – La critique des dogmes
Dialogues de la foi et de la raison
Du Diable de La Tentation à Bouvard et Pécuchet
Débats religieux et éducation des enfants
Troisième partie – Les figures religieuses entre sacré et profane
L’ambiguïté de la sainteté
Amour, maladie et sainteté
Les figures religieuses et l’hallucination
Conclusion
Bibliographie
Index
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