Les Presses universitaires de Strasbourg

Maison d'édition héritière des Publications de la faculté des Lettres de l'université de Strasbourg créées en 1919, les Presses universitaires de Strasbourg (PUS) publient des travaux de recherche – individuels ou collectifs –, des essais et des revues scientifiques. Le catalogue compte huit cents titres et s'enrichit chaque année d'une quarantaine de nouveautés qui relèvent majoritairement des humanités et des sciences humaines.

Notre histoire

Le 11 juillet 1919, devant l'Assemblée de la faculté des Lettres, Albert Grenier présente les résultats d'une rencontre informelle entre plusieurs professeurs de la faculté au sujet de la création de « publications collectives ». Le titre proposé est alors « Bibliothèque de l'université de Strasbourg ». L'année suivante la faculté des Lettres crée officiellement les « Publications de la faculté des Lettres de l'université de Strasbourg ».  La mise en place de plusieurs sections est envisagée, puis une commission des publications est créée. Elle prend en charge l’expertise scientifique des textes et, dans un premier temps, se préoccupe de la diffusion commerciale des ouvrages. Deux fois par an, le président de la commission (Grenier, puis Maugain) rend compte des travaux (manuscrits retenus et à paraître, budget, etc.) à l’assemblée de la Faculté. Si en 1923 les résultats commerciaux sont jugés mitigés, le rapport annuel souligne avec fierté que les deux tiers des travaux publiés par la Faculté émanent de « savants étrangers à la faculté » mais qui soutiennent leur thèse à Strasbourg. Pour tenter d’améliorer la diffusion, un accord est passé en 1924 avec Les Belles Lettres qui diffusent désormais dans toute la France les livres publiés par les Publications de la faculté des Lettres de l’université de Strasbourg ; ceux-ci sont par ailleurs répertoriés dans un catalogue disponible dans les librairies partout en France.

Entre 1921 et 1924, une vingtaine de volumes paraissent dans la collection des mémoires. Ils concernent l’histoire, l’histoire littéraire, l’archéologie, la philosophie et l’étude des littératures étrangères. Dans les années trente, cette collection dispose d’une notoriété avérée dans le champ des lettres. Elle est alors connue comme la « série bleue », en raison de la couleur de sa couverture, et subdivisée en fonction des disciplines concernées (philosophie, littérature et philologie françaises, langues, littératures et civilisations étrangères – Allemagne, Angleterre, Italie –, philologie, littérature, archéologie et histoire de l’antiquité, histoire et géographie). Très rapidement, d’autres types de publications sont créés. Ainsi, en 1922, la jeune maison d’édition fait paraître un Bulletin de la faculté des Lettres. Ce fascicule mensuel contient les programmes d’enseignement, les sujets de devoirs, des conseils bibliographiques, mais aussi des recensions d’ouvrages récents ainsi que la liste des ouvrages entrés dans les bibliothèques. Un an après la parution du premier numéro du Bulletin de la faculté des Lettres, une nouvelle collection nommée « Bibliographie alsacienne » est créée. Elle recense et commente les publications concernant l’histoire et la société alsaciennes publiées entre 1918 et 1927. Elle fait écho aux alsatiques publiés dans la collection bleue.

Les premières publications sont financées à la fois par une dotation spécifique versée  par l’université à la Faculté (en 1920, la faculté des Lettres reçoit 9 000 francs) et par des dons qui émanent du patriciat strasbourgeois, enfin les résultats des ventes permettent à cette maison d’édition universitaire si ce n’est de prospérer, au moins de continuer à publier. Le rythme est soutenu si bien qu’en 1932, le catalogue de cette maison d’édition universitaire compte déjà plus de 80 volumes répartis en 5 collections. La plus riche est la série dite « bleue » qui compte déjà soixante fascicules, la parution la plus régulière est le Bulletin de la faculté des Lettres, la mieux ancrée dans la vie locale est la Bibliographie alsacienne. Au début des années 1930, deux nouvelles séries sont créées. D’une part, la série in-16 carré qui réunit des ouvrages de critique destinés à un public plus étendu que la collection bleue. Le rapport présenté au Conseil de la faculté des Lettres souligne que « le grand format et l'aspect savant du in-8 » peuvent « effrayer le grand public ». D’autre part, la série « Initiations et méthodes » qui rassemble des manuels consacrés à des disciplines enseignées à la Faculté. En 1932, ils sont présentés comme « de petits traités concis jugés indispensables aux étudiants et aux enseignants de la Faculté ». À cette date, le fonds des Publications de la faculté des Lettres de Strasbourg s’est diversifié, il ne s’adresse plus seulement aux universitaires, mais aux étudiants ainsi qu’aux lecteurs curieux. Il a pris une ampleur telle qu’il est présenté par Les Belles Lettres dans des catalogues thématiques séparés : Antiquité et philologie classique, Littérature française, Philosophie, Littératures étrangères, Histoire et géographie.

Cette organisation perdure jusqu’en 1970, date à laquelle l’Association des Presses universitaires de Strasbourg prend le relais.

Notre organisation

En 2010, l'Université de Strasbourg et l'Association des Presses universitaires de Strasbourg ont décidé de mettre en commun leurs compétences et leurs moyens afin de doter l'Université de Strasbourg d'une nouvelle maison d'édition. La Fondation Presses universitaires de Strasbourg a ainsi vu le jour. Elle est administrée par un Conseil de gestion composé de douze membres et présidée par un enseignant-chercheur (statuts de la Fondation, 1er mars 2016).

Notre politique éditoriale

Les Presses universitaires de Strasbourg (PUS) publient des manuscrits inédits, en français ou en langue étrangère, qui exposent les résultats de recherches individuelles ou collectives. Au-delà des missions traditionnelles de diffusion et de valorisation de la recherche, les Presses universitaires de Strasbourg sont soucieuses d'élargir leur audience et de conforter leur rôle social, notamment par le développement des publications numériques, la création de nouvelles collections et la mise en place de co-éditions.

Un comité éditorial examine les projets de publication et organise l’expertise des manuscrits. Il s’assure que chaque texte répond aux usages scientifiques et éditoriaux. À ce titre, il veille à l’originalité du sujet, à la cohérence du texte, à la qualité scientifique de l’argumentation et de l’information. Il privilégie les manuscrits s’intégrant dans une collection et qui en respectent la ligne éditoriale ainsi que le format. Le comité éditorial s’assure de la mise aux normes, de l’harmonisation du corpus et des références, de la qualité des éventuelles traductions, de l’actualisation des données, de l’harmonisation de l’écriture, de la disparition des marques d'oralité, de l’établissement de la bibliographie et des index.

Chaque manuscrit accepté est revu lors d'un travail éditorial mené en concertation avec l’éditeur, le directeur de collection et l'auteur ou le(s) directeur(s) d’ouvrage.

Les Presses universitaires de Strasbourg sont membres de l’Association des éditeurs de la recherche et de l'enseignement supérieur (AEDRES - www.aedres.fr).

Les Presses universitaires de Strasbourg sont engagées en faveur de l’Open Access.
Elles invitent leurs auteurs à déposer dans une archive ouverte la version éditeur de leurs contributions, et veillent à ce que leur politique de dépôt d’articles soit documentée dans Héloïse.
L’engagement des PUS en faveur de l’Open Access passe également par la favorisation des formats ouverts. À ce titre, les ouvrages des PUS publiés après avril 2018 disposent d’une version de conservation dans un format ouvert (XML/TEI).




Agenda

 

Savoirs en partage 2018-2019

 

affiche

Les rencontres "Savoirs en partage"  reprendront cet automne, avec des thématiques aussi passionnantes que Novembre 1918. Une révolution à Strasbourg ?, Où est la poésie aujourd'hui ?, L'aventure spatiale et ses images...

Ça se passe à l'auditorium de la BNU les jeudis 15 novembre, 13 décembre et 17 janvier.
À vos agendas !

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