Presses universitaires de Strasbourg

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Profondeurs de l'écoute et espaces du son
Titre Profondeurs de l'écoute et espaces du son
Sous-titre Cinéma, radio, musique
Édition Première édition
ISSN 2497174X
Éditeur Presses universitaires de Strasbourg
BISAC Classifications thématiques ART057000 ART / Film & Video
Dewey (abrégé) 700-799 Arts
Public visé 05 Enseignement supérieur
CLIL (Version 2013 ) 3667 ARTS ET BEAUX LIVRES
3686 Arts du spectacle
3689 Cinéma
3670 Ecrits sur l'art
3946 Musique de film, comédie musicale
Description public visé Universitaires (études cinématographiques, musicologie, étude des arts du son, philosophie esthétique), étudiants L, M et D.
Date de première publication du titre 27 mars 2018
Avec Bibliographie ; Notes


Support Livre broché
Nb de pages 246 p. Bibliographie . Notes .
ISBN-10 2-86820-994-7
ISBN-13 978-2-86820-994-8
GTIN13 (EAN13) 9782868209948
Date de publication 27 mars 2018
Publication , France
Nombre de pages de contenu principal 246
Format 16,5 x 24 x 1,3 cm
Poids 476 gr
Prix 25,00 €
 

Description

Que peut-on gagner à faire de John Wayne un ornithologue ? Que peut-on découvrir dans le chant élégiaque des vaqueiros du Sertão qui concernerait le cinéma ? Quelle peut être la motivation d'un chercheur faisant du comique phono-musico-visuel de Jerry Lewis l’efficace reprise de la théorie critique pratiquée par T. W. Adorno ? Et qui, à l’exception de Stanley Cavell peut-être, peut prendre au sérieux la proposition suivante : par sa puissance propre d’articulation de la musique et de l’espace filmique, Gene Kelly pose le double problème du scepticisme cognitif et éthique ? Qui encore peut découvrir dans les utopies musicales de l’art radiophonique les lieux d’une réflexion sur l’expérience esthétique, éthique et politique au cinéma ?
Que veut-il celui qui attend de l’analyse d’un film qu’elle tire des leçons de l’interprétation musicale et devienne épellation mimétique ?

En mobilisant tour à tour un film d’Howard Hawks, un documentaire de Marilia Rocha, le corps de Jerry Lewis, Brigadoon de Vincente Minelli, le paysage sonore de la radio, la musique dans Mauvais sang de Leos Carax, enfin La mort de Molière de Robert Wilson, Serge Cardinal élabore le concept de musicalité du cinéma.

Sommaire

INTRODUCTION
une erreur, un oubli, un concept

I. Le cow-boy ornithologue. Sur l'écoute dans Red River, d'Howard Hawks
Indiens et oiseaux d'Amérique : un problème d'écoute
La nuit acousmatique : attendre un indien, être surpris par un oiseau

II. Une écoute qui geste un monde. Quatre promenades avec des vachers du Sertão
Première promenade : à la recherche d’un toucher audio-visuel
Deuxième promenade : entraîner le chant d’orphée dans l’audio-visuel
Troisième promenade : échapper à une morale de l’écoute
Quatrième promenade : s’exposer à l’« entre de nous »

III. Les « convulsions paroxystiques » de l’acteur. La synchronisation de l’image et du son sur le corps de Jerry Lewis
L’acteur, figure de problématisation audio-visuelle
Le synchronisateur Lewis : capter, dissoner, réfracter
Se mettre en bouche l’exproprié : voix, bruits, sons, musiques
L’acteur de cinéma : un paradoxe audio-visuel
Synchronisation et gestus social

IV. Brigadoon, ou l’envers musical du monde
La matérialité de la musique
L’autonomie productive de la musique
Un drame de l’espace et du temps

V. La radio, modulateur de l’audible. Une renaissance sonore du paysage
Une circonstance empirique : l’entrée de la radio dans le monde
Une condition de possibilité : défaillance de l’entente et émergence de l’écoute
La renaissance sonore du paysage
La musicalité : une machine abstraite
La réalité de la modulation : personnage rythmique et paysage mélodique

VI. Où est la musique du film ? Pour une écoute mimétique au cinéma
Dramatiser le musical, musicaliser le film
Une posture phono-musico-visuelle
De la musique à la musicalité
Architecture, musique, cinéma

Conclusion
La musique de la relation. Une répétition mimétique de La mort de Molière, de Robert Wilson