Les Cahiers philosophiques de Strasbourg n°43/2018

Les Cahiers philosophiques de Strasbourg n°43/2018

Proust-Schelling. Une affinité élective ?
Date de parution : juin 2018
Revue - Les Cahiers philosophiques de Strasbourg


Il y a trente-cinq ans, Anne Henry (Marcel Proust – théories pour une esthétique, Paris, Klincksieck, 1981) suscita une révolution en affirmant que l'auteur d'À la recherche du temps perdu (1913-1927), que l’on prenait pour un dilettante tourné vers ses souvenirs, faisait parcourir, de façon très concertée, à son héros sans nom, un itinéraire schellingien (soit une odyssée de l’esprit, couronnée par l’élaboration d’une œuvre). Cette affinité élective, qui fut souvent contestée sans enquête systématique, est ici réévaluée par un groupe composé essentiellement de philosophes. Au plan historique, quels sont les canaux permettant à Proust de prendre connaissance de la philosophie de Schelling, au sein de la réception du philosophe allemand en France sous la Troisième République ? Au plan conceptuel, dans quelle mesure y a-t-il rencontre entre les deux pensées, à travers la métaphysique du temps, la morale et l’esthétique ? Pour la première fois, ces questions sont posées sans a priori, en étendant la confrontation, au-delà de la première philosophie de Schelling, aux Âges du monde et à sa philosophie positive.

Alexandra Roux

Maître de conférences à l'université de Poitiers où elle est directrice adjointe de l’équipe « Métaphysique allemande et philosophie pratique », Alexandra Roux est spécialiste de Malebranche et Schelling, sur lequel elle a publié plusieurs recueils collectifs et un ouvrage intitulé Schelling et l’avenir de la raison. Rationalisme et empirisme dans la dernière philosophie (Le Félin, 2016), ainsi que Le Cercle de l’idée. Malebranche devant Schelling (Champion, 2017).










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