Max Frisch, la Suisse en question ?

Max Frisch, la Suisse en question ?

Édité par Philippe Wellnitz
Presses universitaires de Strasbourg
Date de parution : août 1997
Collection - Helvetica

Max Frisch (1911-1991), auteur suisse de langue allemande, fait partie des grands classiques de la littérature d'après-guerre au même titre que son compatriote Friedrich Dürrenmatt (1921-1990). L'essor de ces auteurs helvétiques venus renouveler la littérature de langue allemande depuis ses confins géographiques fut considérable. La Suisse avait échappé aux tourments de la Seconde Guerre mondiale et avait servi de refuge aux plus grandes plumes allemandes fuyant le nazisme : Bertolt Brecht, Thomas Mann et bien d'autres hommes et femmes de culture. Riche de ce foisonnement intellectuel, mais aussi de ses propres traditions artistiques et littéraires, la Suisse en vint à tenir un rôle important dans les lettres allemandes après 1945. Le premier grand roman de Max Frisch, Stiller (1954), révéla au public de langue allemande les interrogations « existentialistes » sur un mode proche du nouveau roman en France. Comme les pièces de Friedrich Dürrenmatt, le théâtre de Max Frisch [Andorra (1961), Monsieur Bonhomme et les Incendiaires (1958)] posa les questions qui eurent tôt fait de déranger non seulement les Allemands mais aussi les Suisses. Ainsi l'œuvre de Max Frisch est-elle riche de plusieurs paradoxes : suisse par ses origines, elle fut néanmoins paradigmatique de la littérature de langue allemande dans son étendue - remettant en question les images convenues d'une Confédération Helvétique paisible, elle représenta cependant l'affirmation tangible d'une Heimat, d'une patrie intellectuelle et affective : la Suisse.






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