Imitation et vérité en littérature

Imitation et vérité en littérature

Origine et devenir d'une mutation
Presses universitaires de Strasbourg
Date de parution : oct. 2008

Il se peut que les arts, notamment la littérature, relèvent de la fameuse mimèsis telle que Platon ou Aristote l'ont formulée. Mais lorsque l'imitation (sa théorie, sa pratique) a fait retour, non pas à la « Renaissance », comme on le croit aisément, mais au 12e siècle, ce n'était pas qu'on reprenait leurs textes encore ignorés : c'était le signe d'une mutation profonde, qui, dans la pensée et la spiritualité, touchait à la conception même de la vérité. Celle-ci tentait d'échapper à son enfermement dans le discours théologique, et de se donner en tant que présence réelle, comme en témoignait au même moment le double essor de la mystique et des sciences de la nature. Le « sujet » humain désormais en reproduirait les traits et la force pour mieux la vivre, car elle ne se prouvait pas : elle s'éprouvait. C'est sur cette voie que les poètes ont engagé la littérature nouvelle.
Cette étude essaie de mesurer la signification de cette longue mouvance et de tracer les grandes lignes de son devenir.






Suggestions

Le moyen français
Le traitement du texte (édition, apparat critique, glossaire, traitement électronique). Colloque international sur le moyen français, organisé par le Centre de linguistique et philologie romane et l'Institut national de la langue française, Strasbourg, 29-31 mai 1997
Claude Buridant

Thématique

Littérature : Littérature médiévale

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