Revue des sciences sociales n° 44/2010

La construction de l'oubli

Processus sélectif et dynamique, l'oubli s'élabore dans une tension entre effacement et conservation. Tout comme la mémoire, il résulte d'une construction sociale, il est le produit d’une relation spécifique au passé, participe des multiples réécritures de l’histoire, se plie à des usages politiques et à des modes de légitimation du pouvoir, devient, dans certains cas, une stratégie de survie et une valeur fondant l’identité collective d’un groupe. Si la mémoire a fait l’objet de multiples études dans les sciences sociales, accompagnant notamment les vagues mémorielles des vingt dernières années, une moindre importance a été accordée à l’oubli, qui est l’ombre de cette mémoire, son revers, dont l'analyse s'avère d’autant plus nécessaire qu’il est silencieux et effacé.






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Thématique

Sociologie, Sciences politiques

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